Faites entendre votre voix : interpellez vos parlementaires !

Le 15 octobre dernier, les députés ont supprimé cette disposition en commission des affaires sociales. Toutefois, la mesure pourrait être réintroduite lors de la suite des débats parlementaires.

La Mutuelle MGC soutient ainsi les demandes portées par la Mutualité Française auprès des parlementaires : renoncer définitivement à la reconduction de la contribution exceptionnelle de 2,05 %, refuser tout nouveau transfert de charges vers les complémentaires santé et préserver le pouvoir d'achat des assurés ainsi que l'accès de tous à une protection santé de qualité.

Vous aussi, mobilisez-vous !

La Mutuelle MGC invite ses adhérents à interpeller leurs députés et sénateurs qui seront prochainement appelés à voter le budget de la Sécurité sociale. L’objectif : demander la baisse du taux de taxation sur la santé à 5,5 %, comme pour les biens et services essentiels, au lieu des 16,12 % actuels.

 La Mutualité Française met à disposition des courriers types pour faciliter cette démarche. Quelques clics suffisent pour faire entendre votre voix auprès de ceux qui prennent les décisions.

Se soigner ne doit pas devenir un luxe.

[J'INTERPELLE MON DÉPUTÉ]

[J'INTERPELLE MON SÉNATEUR]

Pourquoi cette mobilisation est-elle essentielle ? 

Consultation médicale, lunettes, soins dentaires ou appareils auditifs : l'Assurance maladie obligatoire ne rembourse pas l'intégralité des dépenses. Votre complémentaire santé joue donc un rôle déterminant pour limiter votre reste à charge. Les chiffres de la DREES* pour 2024 le confirment : les organismes complémentaires financent 68,2 % des dépenses d'optique médicale (5,6 milliards d'euros), 50,6 % des dépenses d'audioprothèses (1 milliard d'euros) et 48,5 % des soins et prothèses dentaires (6,4 milliards d'euros). Votre complémentaire n'est donc pas une protection accessoire : elle permet à des millions de personnes d'accéder à des soins et à des équipements qu'elles auraient parfois des difficultés à financer seules.

C'est aussi ce principe de solidarité qui est au cœur du dispositif 100 % Santé. En permettant aux assurés de bénéficier de certains soins ou équipements optiques, dentaires, auditifs, prothèses capillaires et véhicules pour personnes en situation de handicap sans reste à charge, il constitue une avancée majeure pour l'accès aux soins. Mais le zéro reste à charge ne signifie pas absence de coût : ces équipements sont financés conjointement par l'Assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé. Grâce aux cotisations, chacun contribue à mutualiser les dépenses et à protéger ceux qui en ont le plus besoin, aujourd'hui ou demain. C'est cette solidarité collective que la Mutuelle MGC entend préserver.

Des cotisations déjà fortement taxées

Les cotisations des complémentaires santé ne financent pas uniquement les remboursements : elles supportent également une fiscalité importante. Pour les contrats responsables, qui représentent la grande majorité des contrats, la taxe de solidarité additionnelle (TSA) s'élève à 13,27 %. À cela s'ajoutent une contribution de 0,80 % au financement des nouveaux modes de rémunération (NMR) des médecins et, depuis 2026, une contribution exceptionnelle de 2,05 %. Au total, les prélèvements représentent 16,12 % des cotisations.

Lorsque les dépenses de santé augmentent et que de nouveaux prélèvements s'ajoutent, les organismes doivent trouver les moyens d'absorber ces charges ou d'en répercuter une partie le cas échéant. Les assurés risquent alors d'en subir les conséquences, notamment les retraités, qui ne bénéficient d’aucune participation employeur, les familles et les personnes ayant des besoins réguliers de santé.

Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif, sans actionnaires à rémunérer. Elles réinvestissent l’intégralité des cotisations au bénéfice de leurs adhérents et fixent l’évolution des cotisations hors taxe uniquement en fonction des dépenses de santé prévisionnelles à rembourser. Alourdir leur fiscalité revient à affaiblir leur capacité à financer les soins et la prévention.

Ensemble, défendons une complémentaire santé solidaire, accessible et centrée sur les besoins des adhérents.

 

* Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.